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Décryptage d’un exercice interactif : l’association logique

Apr 27, 2017

Le cerveau humain a une grande obsession : organiser. Établir des connexions simples, classer les faits. Qu'il s'agisse de dates, de personnages historiques, de mots clés ou encore de termes scientifiques, les faits sont assez faciles à appréhender : sont-ils corrects ou erronés ? Il existe d'innombrables façons de tester un apprenant sur des faits, mais l’association logique est l’une des méthodes les plus efficaces, aussi bien pour les créateurs de contenus que pour les étudiants. Je vous propose de regarder ça de plus près.

Le but pédagogique

La taxonomie de Bloom classe la capacité à associer des concepts dans le niveau I : la connaissance. Pour maîtriser ce premier niveau, on "stimule la mémoire à propos de sujets déjà connus, en lui rappelant des faits fondamentaux, des termes, des concepts de base et des réponses simples sur les sujets choisis.” Certains pédagogues expriment même l’idée qu’un exercice de ce type, s’il est bien rédigé, peut également participer à la maîtrise du niveau II de la taxonomie : la compréhension, s’il demande bel et bien aux apprenants d’organiser et de classer des idées de manière appropriée.

L'association logique ne fonctionne cependant que pour certaines matières : ceux relatant des faits objectifs. Si la subjectivité prime, l’exercice n’est pas adapté. Vous m’en voyez désolé, Mesdames Littérature et Philosophie, mais ça ne marche pas pour vous.

La magie de l’association logique

Pour les créateurs de contenus et les formateurs, une question de type association logique demande relativement peu de temps de conception, surtout si vous travaillez en collaboration avec une équipe. Il s'agit simplement de rassembler des faits de même nature (des dates, par exemple), classer des concepts similaires en catégories et les relier. Pratique également pour gagner du temps et de la place (EN) : on pose plusieurs questions dans un même exercice. Faites le test, et vous verrez que les formateurs auront bien plus à corriger avec des exercices types QCM ou textes à trous. Bien que la taille de l’exercice ne soit plus aujourd’hui un problème majeur grâce à la digitalisation des contenus, les bonnes pratiques de design nous indiquent toujours que moins un utilisateur scrolle, plus il est heureux !

La diversité des types d’associations logiques

Associer ne veut pas toujours dire correspondance unique entre la colonne A et la colonne B. Avoir plus de possibilités évite de jouer aux devinettes ou de procéder par élimination, et nous conduit ainsi au niveau II de Bloom, à comprendre plutôt qu’à connaître. Essayez les combinaisons suivantes :

- Associer un terme à un terme : c'est la combinaison la plus classique. Cette association est exclusive dans la mesure où un seul concept de la colonne A est relié à un seul concept de la colonne B.

- Associer plusieurs termes à plusieurs termes : cette association demande aux apprenants de faire autant de connections que nécessaires entre les colonnes de gauche et de droite. C'est une combinaison intéressante dans la mesure où elle permet de complexifier l’exercice.

- Associer un terme à plusieurs : ce format permet aux apprenants de relier un concept de gauche à plusieurs autres de droite, et les 2 colonnes ne seront donc pas du tout de la même taille.

- Associer plusieurs termes à un seul : c’est l’inverse de la combinaison précédente, plusieurs concepts simples de gauche correspondent à un seul concept plus générique à droite.

 

Un exemple d’association logique dans MyEcontentFactory
Un exemple d’association logique dans MyEcontentFactory

 

Quelques bonnes pratiques de conception

Ce n’est pas parce que l’association logique est simple à construire qu’on ne peut pas en faire de mauvaises ! Quelques principes clés à garder en tête :

  1. Nommez vos colonnes - Ne demandez pas simplement “Reliez les colonnes”. Donner l’intitulé des colonnes dans la consigne est important, par exemple “Reliez ces événements à leur date” ou “Reliez ces termes à leurs définitions” permettra aux apprenants de mieux comprendre l’enjeu.
  2. Regroupez des concepts similaires - Utilisez des termes homogènes. Si vous avez dans une même colonne une personne, une date, un objet, un concept ou encore un nombre, les connections avec l’autre colonne seront trop évidentes.
  3. Soyez clair dans vos instructions - Vous connaissez maintenant les différentes combinaisons possibles pour cet exercice. Vous devez être explicite sur le nombre de connections que vous attendez.
  4. Soyez bref - Évitez si possible les longs blocs de texte. Avoir trop à lire détournera l’apprenant de l’objectif principal de l’exercice.
  5. Agencez les réponses de façon neutre - Nous fonctionnons tous par habitude, consciemment ou non. Si les connections sont toujours dans le même ordre (le 1er terme avec le 3e, puis le 2e avec le 1er, etc.), les apprenants vont s’en rendre compte ! Optez plutôt pour des listes ordonnées selon un critère objectif : par ordre chronologique ou alphabétique par exemple. Ou utilisez le mode aléatoire lorsqu’il est disponible, comme sur MyEcontentFactory.

[bctt tweet="#AssessmentTip : Vous créez des exercices d’association logique ? Optez pour des listes ordonnées : par ordre chronologique ou alphabétique" username="GutenbergTech"]

Les exercices et activités que vous proposez sont la clé d’un bon contenu de formation. Dans MyEcontentFactory, la création de contenu et les activités s’associent parfaitement. Comme il y a de nombreux types d’exercices, vous aurez peut-être même parfois du mal à choisir ! Abonnez-vous à notre newsletter mensuelle pour connaître les avantages de chaque type d’exercice interactif, que ce soit pour les créateurs de contenus, les formateurs ou les apprenants eux-mêmes.

 

Par Scott Greenan, traduit par Marco Mazzola et Jessica Mautref
Avez-vous des exemples d’exercices d’association logique à nous partager ? N’hésitez pas à commenter !

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